LES BAUX DE PROVENCE VILLAGE HISTORIQUE DANS LE PARC NATUREL DES ALPILLES - BOUCHES DU RHONE

Sur les traces d'Hercule, une autre façon de découvrir notre patrimoine...        

les Baux de Provence & son histoire

Dix siècles de tribulations on fait du village des Baux de Provence un reflet fidèle du passé de la région. Les singularités de son histoire offrent, tout comme sur une scène de théâtre, l'image des personnalités les plus tapageuses, des politiques les plus retors, des guerriers les plus endurcis.

Leurs traces est aujourd'hui gommée: ils n'en continuent pas moins à hanter ces pierres... Le rocher des Baux possède un pouvoir d'évocation sans égal. Il est marqué par une époque et une mentalité Tout comme Florence relève de la Renaissance et des Médicis malgré un long passé républicain et dévot, de même qu'Aix-en-Provence est classique et parlementaire malgré ses antiques vestiges et le roi René, ainsi les Baux sont avant tout guerriers et féodaux malgré de gracieuses architectures et une vocation pastorale.


Le nom des Baux de Provence provient de la racine 'Bau' que l'on prononce 'Baou' qui signifie aplomb ou falaise, escarpement rocheux. On retrouve par exemple la même racine 'Bau' et pour cause avec la sainte Baume, les Baux dans le Vaucluse et Bau Béni dans le Verdon entre autres...

L'affabulation populaire donne une explication puisant ses données non plus dans quelque grimoire d'histoire ou dans le vieux trésor de la langue mais dans le merveilleux qui imprécise ici encore tous les contours.
Elle nous conte que l'un des trois rois mages, Balthazar, allant à Bethléem conduit par l'Etoile, fonda, en passant, la cité.
On voit toujours, aux poternes de la ville, l'étoile aux seize rayons des seigneurs des Baux, issus de ce roi mage, et l'on a retenu leur cri audacieux:

A L'ASARD
BAUTESAR!

 Découvrir l'histoire des Seigneurs des Baux

Le site des Baux est un site militaire. Son âpreté, sa verticalité a l'énergie et l'audace de la fonction. Son rôle de dissuasion ne lui a conféré qu'un temps le rayonnement politique, la grâce de la création artistique et la richesse de la vie castrale. La perte de sa redoutable force guerrière a libéré chez lui d'autres significations. Ce n'est pas seulement un spectre, vestige et témoin, d'une Provence révolue ; c'est pour les visiteurs de toutes les nations qui s'y pressent aujourd'hui, le symbole d'une exigence peu rationnelle qui oppose la nature aux vues de l'esprit, les valeurs locales aux grands courants du monde et les vertus de la résistance aux tentations de la douceur de vivre. 


 La vie de chateau & le temps des guerriers
  L' occupation seigneuriale de la vallée au Moyen Age
  Les Baux de Provence , impressions et découverte en images
   

  Séjourner aux Baux

Le village des Baux est une charmante cité médiévale ouverte uniquement aux piétons et le soir quand tous les touristes sont partis, nous avons été en mesure de nous promener dans les rues en pierre presque complètement seuls - très enchanteur. Il ya au moins une poignée de restaurants dans la ville, il n'ya donc pas besoin de sortir des Baux dans la soirée si vous choisissez de ne pas le faire.

"...Que puis-je dire d'autre que Le Prince Noir aux Baux de Provence, est comme nul autre endroit où nous ayons jamais dormi dans tous nos déplacements. Ute et Benoit sont des hôtes parfaits, les suites sont magnifiques, les terrasses offrent une vue panoramique sur les Alpilles et la forteresse des Baux de Provence. Les chambres d'hotes sont calmes et fraîches dans la chaleur de la journée. La forteresse est spectaculaire et offre des points de vue sans pareil sur toute la vallée et les Alpilles. Une expérience vraiment romantique, unique."
Extrait de commentaires de clients

 

 

 

L'historien nous dit qu'au début du XI e siècle Hugues, mari d'Enaurs, se fixa définitivement aux Baux dont il avait reçu la Seigneurie et prit le nom patronymique du château de Balcio qu'il y éleva. Car déjà, alors que se désagrégeait l'univers romain, les Wisigoths avaient établi en ce lieu une de leurs plus puissantes familles qui avait pour nom Baîthes et qui aurait donné, croit-on, ce nom à la citadelle.
En vérité, Baus serait un vieux mot ligure signifiant escarpement rocheux. Il ne pouvait être mieux appliqué qu'à ce roc farouche dominant la plaine de ses hautes murailles.

Au hasard, Baithazar!..., " A tous risques ", oui, nous savons que cette " race d'aiglons, jamais vassale, a, de la pointe de ses ailes, effleuré les crêtes de toutes les hauteurs, " arraisonnant l'Empereur et les rois et remplissant, durant plusieurs siècles, le Midi de l'Europe et la Terre Sainte " de la grandeur de ses exploits et de l'horreur de ses forfaits ".
La pierre parle encore à qui sait l'écouter. Le palais détruit, les vieilles tours, les chapelles ruinées, ce qui reste des anciennes demeures, la Maison du Roy, l'Hôtel de Manville, la Maison des Porcelets, celle de Nicolas Martel... l'église Saint Vincent où la Lanterne des Morts arbore, tour à tour, la lune et le soleil pour veiller l'agonie des civilisations... la chapelle des Pénitents, la Chapelle Saint-Blaise, tout dit encore la grandeur de la Maison des Baux, l'orgueil et l'ambition, la puissance et la chance de ces Princes - à -l' Etoile, à la fois pâtres et guerriers.

La pierre dit aussi les âpres luttes intestines entre catholiques et huguenots, nous dit enfin le déclin qui suivit l'apogée, la morne déchéance de cette place forte, sous le pic du maçon et la pioche du temps.
Ce caillou que j 'ai pris dans un morne éboulis a peut-être tenu sa place dans un mur. Il n'est plus qu'un caillou, dans le désordre minéral où il s'est abîmé.
Quelques pierres pourtant, dans cet amas confus, gardent toujours l'empreinte des mains des tâcherons qui les ont équarries.
Cette trace suffit pour que l' oeil cherche encore à dresser un palais sur ces ruines informes et peuple ce palais et cette ville morte de vie et de rumeurs.
J'entends soudain, au delà de l'oubli et du silence, claquer au vent le gonfalon des dynasties, j 'entends clamer les noms des seigneurs disparus, ceux des barons et des marquis, ceux des grandes familles: Hugues, Raymond, Guillaume, Bertrand, Barral des Baux, le roi René, Jeanne de Quiqueran, Jeanne de Laval, Frère Bernardin, Antoine de Villeneuve et les Manville, les Brion, les Grilles, les Brisson-Peyre, les Grimaldi...
Leurs bouches d'ombre lancent encore à l'étoile-bergère le cri jeté, farouche, au destin affronté:

A L'ASARD
BAUTESAR!

tandis que roulent sous mes pieds la pierre et le gravat des éboulis

 

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