Les Baux de Provence

:: L' histoire des Baux de Provence ::

DE LA REVOLUTION POLITIQUE A L'ERE INDUSTRIELLE

  A la révolution, le bourg des Baux avait perdu sa prépondérance, les habitants descendus dans la plaine formaient les agglomérations de Maussane, Mouriès, Saint-Martin de Castillon constituées en paroisses indépendantes correspondant à d'anciennes défenses baussenques. Les événements trouvèrent l'opinion publique très partagée. La ville était monarchiste, la plaine républicaine. Le curé Bertrand, resté fidèle à l'ancien régime, refusait de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il dut se cacher et on le trouve un moment à Aureille, dont il était origi­naire. Condamné à la déportation, il purgea sa peine sur les pontons de Saint-Martin de Ré, jusqu'à sa délivrance, en juin 1800. Le curé de Maussane, en revanche, adhéra au nouveau régime. On le voit en 1791 prêter serment à la Constitution et présider des assemblées à l'intérieur de l'église. Il obtint des pou­voirs locaux l'autorisation d'y transporter un autel de marbre sauvé de la démolition.

La sécurité publique était précaire. Joseph Manson de Saint-Roman, quoique maire, fut assassiné en mars 1793. Les paysans, désireux d'effacer toute trace d'absolutisme, s'emparèrent du château et mirent le feu aux chartes, où se trouvait inclus le statut de leur servitude. Mais les sources de l'histoire des Baux n'étaient pas pour autant détruites. Il nous reste encore des documents d'Etat, des procès-verbaux d'assemblées, des registres paroissiaux, de pré­cieuses archives notariales.

Malgré le désordre, l'oeuvre novatrice de la révolution s'accomplissait. Un arrêté du 4 brumaire an IV érigea Maussane, Mouriès, le Paradou en communes, consacrant sur le plan du droit public, une situation de fait déjà ancienne. C'est en 1801 que la délimitation des nouvelles entités administratives devint défi­nitive.

Au cours du XIXe siècle la commune des Baux s'est rapidement vidée de sa substance et de sa population

La production agricole a changé d'objet et les céréa­les ont laissé la place aux cultures arborescentes. Le phénomène qui a le plus affecté le paysage est la disparition des bois et leur remplacement. Le chêne kermès, le genêt, le romarin, le buis ont pris leur place. L'anéantissement de la forêt laisse loin der­rière lui le souvenir du temps où les barons des Baux chassaient le cerf dans les taillis proches de leur château.

Les activités de transformation se sont éteintes peu à peu. En 1820, il y avait encore deux moulins, en 1933 il n'en subsistait qu'un, occupant une dizaine d'hommes pendant une vingtaine de jours par an. L'industrie lainière et de la toile, vivace aux xvi' et xvIIe siècles, n'est plus représentée à la révolution. Les carrières de pierres sont aujourd'hui presque abandonnées. Mais leur ampleur et leur beauté, mises à la mode par Jean Cocteau, attirent cinéastes et peintres, séduits par ces espaces privilégiés que l'on aimerait voir consacrer au culte de l'esprit et de l'art.  

 

:: AU HASARD, BALTHAZAR ::

:: LES GUERRES BAUSSENQUES ::

:: UNE FRUCTUEUSE MIGRATION ::

:: UNE FASCINANTE AVENTURIERE ::

:: UN AFFREUX ::

:: UNION OU ANNEXION ::

:: APRES LES TENEBRES LA LUMIERE ::

:: CAR TEL EST NOTRE BON PLAISIR ::

:: lES GRIMALDI DE MONACO ::

:: DE LA REVOLUTION POLITIQUE A L'ERE INDUSTRIELLE ::